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Le lieutenant Caron bénéficie d'une bien triste renommée. En effet, le capitaine Marcel Dingeon, le sergent François Mollet et lui même sont reconnus coupables du "massacre d'Abbeville" le 20 mai 1940. Ce massacre d'Abbeville désigne la fusillade du Kiosque qui a ôté la vie à 21 civils de nationalités diverses. Ceux-ci ont été arrêtés en Belgique, considérés comme espions et suspects et arrivés à Abbeville le 19 mai tard le soir. Il fallait leur faire passer la nuit et ont donc été enfermés sous le kiosque à musique de la porte Dubois. Le matin du 20 mai, devant la panique des bombardements allemands, Marcel Dingeon donne l'ordre de fusiller tout le monde . 21 seront tués avant que le lieutenant Jean Leclabart ne vienne stopper la fusillade.

Le lieutenant Caron et le sergent Mollet seront jugés par les Allemands et exécutés au Mont Valérien en 1942. Marcel Dingeon passe en zone libre et se suicide en 1941.


Date de création : 03/02/2017 17:29
Catégorie : -
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Réactions à cet article

Réaction n°3 

par schmol80 le 26/06/2017 08:29

Effectivement, il est temps que quelqu'un reprenne cette enquête car il y a désormais prescription ! Je ne comprends pas pourquoi cette histoire est restée aussi longtemps tabou et que la lumière n'est pu être faite !

Il faut arrêter de charger l'armée française et ces deux pauvres malheureux condamnés par les Allemands par défaut en l'absence de la découverte et arrestation des vrais responsables. On sait pertinemment que le pouvoir nazi a voulu ce procès parce qu'un de ses dignitaires a failli y être tué et qu'un autre ou parent d'un autre y trouva la mort !

Un mois après les faits, la police criminelle nazie enquêtait sur place, déterrait les corps et les autopsiait ! Cela prouve l'importance de la chose pour le pouvoir allemand au regard de l'actualité du moment pour lui !!!

On sait aussi qu'il recherchait probablement un autre personnage belge sulfureux qu'HITLER considérait volontiers comme son fils : le fondateur du mouvement rexiste belge pro-nazi Léon DEGRELLE qu'il pensait parmi les victimes !

Donc CARON et MOLLET étaient loin de se douter de tout cela lorsqu'ils revinrent de leur plein gré de la zone libre pour les besoins du procès ! S'ils avaient eu une once de culpabilité, ils ne se seraient pas précipités aussi rapidement vers ce procès. Je rappelle que le Capitaine DINGEON n'est pas revenu de la zone libre !

On sait aussi qu'un Maréchal des Logis de la Gendarmerie Mobile est le principal auteur des fusillades. Mais personne aussi bien les Français que les Allemands n'ont cherché vraiment à l'identifier au travers de leurs enquêtes : Pourquoi ?

Les Allemands voulaient la condamnation à mort d'un officier de l'Armée Française pour éclabousser son image. A défaut du Capitaine DINGEON, c'est le Lieutenant CARON qui fut condamné à cet effet à défaut d'une réelle responsabilité !

MOLLET et son avocat commis d'office qui n'était autre qu'un officier allemand, pensèrent au vu des éléments durant le procès pouvoir en réchapper. Il n'en fut rien ! Il fut également condamné "par vengeance" du pouvoir allemand au vu de l'importance de quelques personnalités qui se retrouvèrent enfermés sous ce kiosque le 19 Mai 1940 au soir...    


Réaction n°2 

par kevin le 07/06/2017 16:20

Bonjour,

En fait, la France et la Belgique n'ont pas les mêmes opinions sur le massacre.
La France n'a jamais voulu y reconnaître son implication.
Certains disent que c'est le lieutenant Caron qui a donné l'ordre, d'autres disent que c'est lui qui l'a fait arrêter, d'où le désaccord d'opinion sur le fait que le lieutenant Caron ait une rue à son nom .
L'affaire du kiosque est tabou en France, surtout à Abbeville.
Peu de manifestations ont lieu dans le kiosque encore aujourd'hui dû à ce triste passé.

Pour les commémorations, il y a une stèle au cimetière de la Chapelle d'Abbeville où reposent certaines victimes.

Il y a quelques années encore, il y avait un rassemblement de néo-nazis tout les ans au 20 mai au kiosque mais cela restait très encadré et surtout peu ébruité, en mémoire des victimes nazies massacrées ce jour là ( ces renseignements viennent d' une personne des RG qui me la dit).

A Bruges ( Belgique) il y a une stèle en mémoire des belges massacrés à Abbeville au Kiosque.

De même, un film/reportage belge fut tourné au kiosque dans la version belge de l'histoire, mais celui-ci ne fut et ne sera pour l'instant jamais diffusé en France ( censuré). Ce documentaire retrace la veille, la nuit et le matin même du 20 mai, avec le témoignage de la petite fille rescapée du massacre qui était enfermée avec sa mère et sa grand-mère, ainsi que Madame Jacqueline Legrand ( qui a écrit le livre Courageuse Abbeville).

Il se dit aussi que dans les victimes, il y avait une personne que Hitler considérait comme son propre frère, et quand il appris sa mort, il ordonna de faire juger les responsables de ce massacre pour venger son ami.

Cordialement

Kévin


Réaction n°1 

par Daniel le 07/06/2017 11:31
Je me suis intéressé à cet épisode que je ne connaissais pas (n'étant originaire de la région): la fusillade du kiosque le 20 mai 1940 et parcouru internet de site en site pour avoir un point de vue objectif sur cet évènement.
Ce qui me frappe, c'est le silence sur cet évènement: quelques lignes évasives sur la plaquette et l'application "Abbeville Tour" de l'office du tourisme, mais aucune plaque sur le kiosque pour rappeler le souvenir de ces 21 fusillés, aucune gerbe déposée lors des manifestations patriotiques. Pour quelle raison?
Il est temps de faire un trait sur le passé, de reconnaître les fautes de soldats français. Le Président CHIRAC a bien reconnu le rôle de la police et de la gendarmerie françaises au cours de la rafle du Vel d'hiv. 
Bravo pour votre site; continuez votre travail de recherche

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